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"Dans
les années 1970, des professeurs d'arts martiaux traditionnels
comme le judo, l'aïkido, le karaté-do et le ko-budo (armes)
se posèrent la question de l'efficacité de ces disciplines martiales
face aux attaques courantes de la vie de tous les jours et aussi
de la complémentarité de chaque art martial. En effet, sur une
attaque donnée, par exemple sur une saisie de face d'un revers
à une main, la défense peut être aussi efficace en utilisant
une technique appropriée du judo, de l'aïkido ou du karaté.
En compulsant des ouvrages anciens sur le Ju-Jitsu, en y ajoutant
leur propre expérience (les passages de ceinture noire de judo
chez maître Kawaishi comportant une partie self-défense) et
en rapprochant les techniques de chaque discipline, ils imaginèrent
une méthode rationnelle et pédagogique d'enseignement de la
self-défense tout en lui gardant l'esprit chevaleresque du budo.
Ils se réunirent sur les tatamis et autour d'une table et posèrent
les bases d'une nouvelle discipline, plus moderne que le traditionnel
ju-jitsu, mieux adaptée à l'esprit occidental et surtout plus
polyvalente avec le souci d'être efficace face à toutes sortes
d'agressions. Le taï-jitsu venait de naître, mais son nom de
baptême était encore inconnu."
Extrait du livre de D.DUBOIS
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